Le rapport d'activité 2010 de Nantes Métropole a été présenté le 23 septembre au conseil municipal par Jacques Garreau, vice-président de la communauté urbaine et maire de Bouaye. Je suis intervenu au nom des élu-e-s communistes.
Monsieur le vice-président et cher collègue, Monsieur le maire, chers collègues,
A l’évidence, et cela malgré les conditions économiques dans lesquelles nous évoluons, Nantes Métropole maintient le cap. 2010 aura été marquée par une volonté clairement affirmée de maintenir les axes prioritaires de ses politiques publiques. Il en est ainsi s’agissant du logement avec la refonde du PLH, des grands services publics urbains avec la modernisation de l’usine de l’eau de la Roche et de la station d’épuration de la Petite Californie, des déplacements avec l’accompagnement de la ligne de tram-train Nantes-Châteaubriant par la réalisation du pôle d’échange multimodal de la Haluchère dont l’ouverture reste prévue en 2012 ou encore le renforcement du réseau de transports en commun malgré une politique de rationalisation parfois en contradiction avec les objectifs affichés; le maire de Bouaye pourrait en témoigner.
Les élus communistes, dans une démarche permanente de construction, restent naturellement très attentifs aux conditions dans lesquels évolue Nantes Métropole. Les contraintes budgétaires que j’évoquais et qui ne sont pas sans conséquences pour nos concitoyens, les mutualisations ou regroupements de pôles qui ne doivent avoir pour seul objectif que l’accomplissement du meilleur service public de proximité et se traduire par une amélioration de la qualité du service rendu aux usagers sont là pour nous rappeler que nous ne saurions renoncer à faire le choix collectif du développement économique et d’une croissance durable indispensable à la satisfaction des besoins humains. Le soutien au déploiement de l’offre d’équipements sportifs, à la recherche et à l’enseignement supérieur, le développement de notre politique touristique dans laquelle Rezé devra trouver sa place avec la création d’une société publique locale appelée « le Voyage à Nantes », les grands projets structurants que nous défendons dans l’agglomération, la région, à l’exemple du futur grand aéroport de l’ouest à Notre Dame des Landes, témoignent s’il en était besoin de la vitalité de notre territoire et de cette volonté d’en assurer le développement harmonieux.
Je saisis ici l’occasion pour insister sur les enjeux particuliers que revêtent les choix de Nantes Métropole pour le Sud Loire. L’opportunité que nous donne le transfert aéroportuaire, libère des espaces que nous pouvons vouer au développement économique autour de l’industrie aéronautique, à l’habitat, et à l’habitat social en particulier, pour résister à l’étalement urbain et offrir aux plus jeunes, aux plus modestes, des possibilités de logement encore insuffisantes en nombre même si des efforts conséquents ont été accomplis sur notre territoire. Comment ne pas évoquer en outre l’enjeu pour notre ville que représente la réalisation de la ZAC des Isles ou encore l’achèvement de la ZAC de la Brosse. Sur cette dernière l’éventualité d’y accueillir le MIN de Nantes semble se préciser. Il s’agit là d’une opportunité intéressante qui, pour nous, loin d’handicaper le développement économique de ce secteur, permet d’offrir à ce marché au rayonnement régional une implantation proche du centre de l’agglomération et à proximité du périphérique. Il faudra à cet égard s’assurer une accessibilité renforcée à la quatre voies ainsi que du centre ville de Nantes pour les livraisons de proximité.
Je ne saurai conclure sans évoquer le phénomène de métropolisation de nos aires urbaines, métropolisation renforcée par la réforme territoriale initiée par la loi de décembre 2010. Les élus communistes rejettent l’idée de métropole évoquée par la loi, laquelle impliquerait une évolution non souhaitable à notre avis de l’intercommunalité, avec des compétences nouvelles, au détriment de la région et du département. Le pôle métropolitain envisagé actuellement, sur le périmètre du SCOT Nantes-Saint-Nazaire, espace de projets et d’actions doit donc se limiter à son objet et garantir le rôle des communes et EPCI. Il en va du fonctionnement démocratique de ces institutions et de la proximité des citoyens des lieux de prises de décision.
Je vous remercie de votre attention.
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