Exclusion, discrimination, pauvreté et incompréhension, autant d'éléments réunis qui font que les tensions montent autour de la question des Roms, et cela d'autant que le gouvernement français mène une politique ségragationniste inacceptable à leur endroit.
Les Roms ont des droits qui leur sont reconnus dans une résolution du parlement européen. Je partage la colère de celles et ceux qui voient dans cette stigmatisation d'une communauté par les dirigeants français le déni des droits les plus élémentaires de la personne humaine. 700 d'entre eux vivent actuellement dans l'agglomération nantaise, dont une cinquantaine à Rezé. Ballotés d'un campement à un autre dans des conditions de vie inacceptables au plan humain, ils sont menacés du jour au lendemain d'une expulsion du territoire national. Les élus locaux ont le devoir me semble-t-il de dénoncer ces expulsions intolérables. Les collectivités n'ont certes guère de marges de manoeuvre : la tension dans l'accès au logement ou à l'emploi pour nombre de nos concitoyens sont réelles. Il reste que des familles ayant des enfants scolarisés doivent pouvoir trouver des conditions d'accueil acceptables. Je pense que l'exemple de la commune d'Indre montre une voie intéressante : pourquoi ne pas inscrire dans un parcours d'inclusion sociale ces familles en permettant à celles dont les enfants sont scolarisés sur le territoire de la commune de trouver une solution temporaire en mettant à leur disposition des mobil homes ? A l'évidence le jugement qui vient d'être rendu par le tribunal de grande instance de Nantes concernant des familles Roms installées illégalement à Bouguenais et Carquefou, repoussant les expulsions et dénonçant les carences de l'Etat, me semble un jugement intéressant sur lequel les collectivités locales devraient s'appuyer pour renforcer leurs exigences vis à vis de l'Etat et pour développer une politique d'accueil dans la limite des possibilités politiques et économiques qui sont les leurs. Il y a des solutions à imaginer. Osons-les !
Notre pays est en crise , mais c'est pire ailleurs , particulièrement en Roumanie
Imaginons des solutions peu couteuses: les caravanes qui chaque fin d'été sont détruites dans les casses des bords de mer en Vendée et Loire Atlantique et en bien meilleur état que celles de nos habitants Roms de Nantes Métropole, pourraient être récupérées ( le prefet a les cartes grises) et remises a d'heureux bénéficiares, en toute légalité et sans débourser plus que le transport sur le lieu de vie
Rédigé par : plou | 28 novembre 2010 à 18:11
Dans cet élan, n'hésitez pas à contacter la toute jeune association rezéenne "AME SAM", association constituée dans l'objectif de soutenir l'accès aux droits fondamentaux des Roms migrants d'Europe de l'Est, présents sur notre territoire et de lutter contre les discriminations spécifiques dont ils sont victimes.
Nous connaissons bien les familles roms qui vivent ici, à Rezé, et pouvons vous aider concrètement dans la recherche de solutions pragmatiques, dignes et responsables.
Bien à vous
Fanny BORDEIANU pour l'association AME SAM
contact: ame.sam.reze@gmail.com
Rédigé par : Fanny BORDEIANU | 28 novembre 2010 à 16:43