La municipalité de Rezé vient de fêter ses 50 ans de gestion municipale continue à gauche. Une exposition a été réalisée à cette occasion qui revisite 50 années riches en évènements politiques et en réalisations municipales. Lors de la cérémonie inaugurale de l’exposition, je rappelais l’histoire de la gauche à Rezé depuis la Révolution française.
Des élu-e-s communistes participent depuis 1959 à l’exécutif communal, sauf durant le mandat 1965/71, l’accord à gauche n’ayant pu se réaliser au 1er tour. L’union des forces de gauche est pourtant une réalité durable à Rezé. Déjà, de 1929 à la seconde guerre mondiale, radicaux et socialistes avaient dirigé la municipalité, puis socialistes et communistes de 1945 à 1949, un changement d’alliance des radicaux ayant permis l’accession au fauteuil de premier magistrat de la commune d’un maire gaulliste pendant 10 ans. En 1959, la ville de Rezé, avec 20 000 habitants était la 3ème du département. L’accord réalisé dès le premier tour entre socialistes, communistes, radicaux, démocrates et laïques était un cas unique dans l’ouest et l’un des rares sans doute en France.
Du logement social (construction des logements HLM du château de Rezé en 1960-61) au développement de l’école publique avec de nombreuses réalisations d’équipements scolaires et sportifs (piscine municipale en 1973) en passant par la création d’outils de diffusion culturelle (école municipale de musique en 1975, l’espace Diderot et sa médiathèque en 1991), ou la protection de l’environnement (acquisition des prairies de Sèvre en 1973) Rezé fait figure de pionnière. Aujourd’hui encore, la ville qui revendique le titre de capitale du sud Loire au début des années 1980, alors que commence à s’affirmer l’agglomération, affiche une singularité, sa capacité à débattre des problèmes majeurs : la confrontation, le débat d’idées, la liberté de ton des groupes politiques au conseil municipal n’ont jamais empêché les combats communs pour la laïcité, la justice sociale, le développement économique du Sud Loire. Un style, un ton, un « jeu à la rezéenne », une capacité à se rassembler.
ci-contre photo de la une des Nouvelles de Loire-Atlantique, journal départemental du PCF, du 15 mars 1959
Je ne remets pas en cause l'institution qu'est la communauté urbaine, parce qu'il s'agit d'un établissement public de coopération intercommunale et qu'en tant qu'élu communiste je pense qu'il est utile d'investir tous les lieux de décision pour peser (dans les rapports de force que nous connaissons et qu'il faut faire évoluer)en faveur du monde du travail, des salariés. Les projets du gouvernement sont d'une toute autre nature. Les métropoles telles que les envisage Sarkozy et son gouvernement sont des instruments de centralisation déssaisissant les communes et les intercommunalités de leurs pouvoirs. J'y reviendrai comme je vous l'ai dit...
Rédigé par: Yann Vince | 15 octobre 2009 à 20:11
Vous dites partager mes préoccupations et j'en suis heureux. Je suis tout de même surpris: vous craignez que la réforme territoriale ne mette à mal la commune et en même temps vous participez au fonctionnement de Nantes métropoles sans jamais remettre en cause cette institution qui est un premier pas vers la réforme territoriale.
Rédigé par: Luc Moreau | 15 octobre 2009 à 19:24
Je partage largement vos préoccupations ! bientôt sur mon blog un article sur la réforme territoriale et sur une autre réforme gravissime pour les communes, la réforme fiscale...
Rédigé par: Yann Vince | 15 octobre 2009 à 15:51
A l’occasion de ces réjouissances, je suis surpris que vous n’évoquiez pas le danger qui menace nos communes: « la réforme territoriale » qui prévoit de découper le pays en nouveaux territoires et notamment de constituer des métropoles absorbant les communes. Déjà dans l’agglomération nantaise nos communes ont perdu certaines de leurs prérogatives au profit de Nantes métropole. Dans ce cadre quid des conseils municipaux élus au suffrage universel représentant les intérêts de la population et sous son contrôle ? La sauvegarde de la Commune pilier de la République voilà un combat digne d’une municipalité de « gauche »
Rédigé par: Luc Moreau | 15 octobre 2009 à 11:50