Après les universités d'été où il semble que les meccanos politiciens ont davantage fait fonctionner les méninges des politiciens de gauche comme de droite que les propositions de nature à répondre aux besoins des gens, je livre ici mon point de vue publié par les Nouvelles de Loire-Atlantique, bi-mensuel du PCF 44.
Face à un capitalisme source de destruction massive tous azimuts, l’impérieuse nécessité d’une nouvelle émancipation humaine, l’exigence de transformation sociale, d’une croissance mise au service du développement social et humain : voilà des idées neuves, les seules susceptibles d’éclaircir un horizon plus que sombre dans une société sclérosée par l’argent-roi. A l’évidence, cette route-là est la seule possible pour apporter des réponses durables, mais elle n’est pas pavée de roses. La saison des universités d’été tout juste achevée, le chantier est à peine esquissé. Ce ne sont pas les idées de primaire à gauche, d’alliances avec Bayrou, c'est-à-dire avec une partie de la droite, qui sont porteuses d’innovation. Les vieilles recettes, ou les fausses bonnes idées qui consistent à définitivement bipolariser la vie politique de notre pays, en écartant, de facto, du jeu électoral ceux qui seraient porteurs de transformation progressiste, loin d’ouvrir le champ de l’innovation politique, sont bien plus de nature à fermer le débat qu’à l’ouvrir.
Or, ce que sont en droit d’attendre des millions d’hommes et de femmes, de jeunes du pays qui prennent de plein fouet et la crise et la politique de ceux qui l’ont nourrie, c’est une gauche porteuse d’espoir, d’une véritable alternative au libéralisme et à la droite. Des repositionnements comme ceux apportés par Martine Aubry à La Rochelle sont de nature à montrer que le refus de l’injustice sociale, le contrôle des banques et des entreprises qui pratiquent les licenciements boursiers, sont autant de pistes qui paraissent plus audibles que n’importe quel meccano politicien, ou danse du ventre devant le Modem. Redonner espoir aux salariés, aux chômeurs, aux retraités, à ceux qui sont les premières victimes du libéralisme sauvage, de la « concurrence libre et non faussée », et de l’extraordinaire explosion des inégalités sociales appelle à nourrir le débat à gauche sérieusement. Du référendum de 2005 aux victoires de la gauche aux élections régionales de 2004 ou municipales et cantonales de 2008, les citoyens ont montré qu’ils attendent une gauche de combat contre la droite. C’est à cette gauche-là qu’entendent travailler les communistes.
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