Le CCAS de Rezé (OF de ce jour) vient de rendre publics des chiffres alarmants : + 20 % de demandes d'aides depuis un an. Un phénomène qui risque de s'amplifier, préviennent mes collègues élus municipaux en charge des affaires sociales. L'augmentation croissante des difficultés financières des familles est directement en cause.
Au delà des chiffres, cette augmentation importante du nombre de demandeurs d'aides, à mettre en relation d'ailleurs avec le nombre croissant d'impayés de loyers dans les logements sociaux, est révélateur de situations humaines dramatiques. Le problème du surendettement est certes préoccupant mais comment ne pas voir les effets dévastateurs de la politique actuelle. Alors que les entreprises ferment leurs portes (récemment MSP Industries à Rezé), que des milliers de salariés sont jetés à la rue, derrière ce sont des hommes et des femmes, des jeunes qui se trouvent confrontés à la plus extrême précarité. De quoi naturellement interpeller les élus locaux, et à cet égard, il est bien que des villes comme Rezé se mobilisent pour réduire autant que faire se peut les situations de détresse. Mais nous ne saurions nous en tenir là. Comment ne pas mettre en cause les logiques économiques qui conduisent à ces situations. Le capitalisme a toujours fait le choix de l'argent et de la rentabilité au détriment de la satisfaction des besoins humains. Nos sociétés ne pourront longtemps faire l'économie d'un débat de fond sur un système qui produit l'exclusion. Une raison supplémentaire pour moi, au début de cette campagne des élections européennes, de soutenir la liste du "front de gauche", seul moyen de donner de la voix à celles et ceux qui mettent en cause, dans notre pays et en Europe, les logiques économiques actuelles au sein de la gauche.
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