Du 30 octobre au 3 novembre inclus j'étais en déplacement au Palestine avec la Ville de Rezé. L'objectif affiché était d'approfondir sur place les potentialités d'une coopération décentralisée avec une ville palestinienne coupée par le mur.
C'est à Abu Dis, dans la banlieue sud-est de Jérusalem (2 km à vol d'oiseau), que nous nous rendîmes. L'occasion de matérialiser l'étendue des conséquences de l'oppression israëlienne sur le peuple palestinien. Dans le paysage aride que nous découvrons, ce qui s'impose à nos yeux c'est le mur ; un mur de onze mètres de haut, infranchissable ; un mur qui sépare Abu Dis de Jérusalem mais aussi des nouvelles colonies juives implantées sur les collines avoisinantes. Aujourd'hui, la ville, dirigée par une municipalité du Fatah, tourne le dos à Jérusalem : il faut faire 40 km pour s'y rendre ; demain, quand le mur sera achevé, rien ne laissant espérer qu'il en soit autrement, il faudra faire 100 km ! Et encore, les habitants d'Abu Dis, comme de toute la Cisjordanie doivent remplir une demande pour accéder à Jérusalem sans garantie qu'Israël leur accorde l'autorisation. Une absurdité criminelle : aujourd'hui des palestiniens meurent en se rendant à l'hôpital à Jérusalem ; des femmes accouchent sur les "check point".
La délégation rezéenne dont j'étais sort renforcée dans sa détermination à tout faire dans notre pays pour faire partager la situation dans laquelle vivent les palestiniens, sensibiliser l'opinion, interpeller les institutions. Ultérieurement, j'évoquerai ici la coopération décentralisée que Rezé envisage.
super article yann dailleurs je l'ai recopier sur mon blog c'est http://marxiste44.skyrock.com
passe quand tu veux
Rédigé par: renaud | 23 novembre 2007 à 17:07