Lors du dernier conseil municipal de Rezé (23/03/07), présentant l'avis à émettre par la Ville sur l'implantation d'une plate forme de recyclage par la SA AFM Recyclage sur la zone de Nantes-Cheviré, j'ai répondu en ces termes au débat engagé par les élus Verts et l'opposition de droite qui se sont montrés plus que réservés sur le dossier :
" cette activité est une activité qui répond à un besoin, celui d'éliminer et de transformer les déchets métalliques (industriels, automobiles, électroménagers etc...). Cette activité est écologique : il faut savoir que la méthode utilisée avant broyage est la séparation des matières par flottation (il s'agit d'un tri magnétique séparant les fractions ferreuses des autres matières) : cela permet la séparation des résidus (poussières et résidus métalliques) par aspiration. Faut-il en outre rappeler que le recyclage du fer et de l'acier économise 74 % d'énergie et réduit les émissions de 86 % ? Il ne faut pas exagérer les nuisances : le trafic routier généré est à l'écart des zones habitées puisque la zone de Cheviré est vouée aux activités industrielles ; la proximité du fleuve plaide en faveur de l'implantation : l'activité portuaire, ce n'est pas que le port à bois, c'est aussi une activité comprenant le chargement et le déchargement de ferrailles (qu'il y ait ou pas de broyeur à métaux). Enfin il ne me paraît pas sérieux d'opposer les sites entre eux : il existe en effet d'autres usines dans l'Ouest. Elles ne sont pas si nombreuses que cela avec seulement 220 installations dans toute l'Union européenne ! Je partage l'opinion émise par Jacques Floch dans le débat, il ne serait pas sérieux de privilégier le seul broyeur à métaux de Montoir-de-Bretagne (bonjour le monopole) au risque de voir les camions emprunter la voie Nantes/Saint Nazaire."
Pour faire droit en partie au voeu exprimé par M. Siniou au nom de son association (ARPE), j'ai déclaré "rejoindre la proposition formulée par le maire, Gilles Retière, d'inclure dans notre avis, outre les réserves sur la prévention des risques de pollution de l'air et de l'eau ainsi que des nuisances, la demande de mise en place d'une CLIS (commission locale d'information et de surveillance)".
encore un commentaire "nimby" : cachez ce broyeur que je ne saurai voir. D'accord avec Yann Vince
Rédigé par: max | 12 mars 2008 à 16:27
Bonjour,
il me semble important de ne pas mélanger, au nom d'un syncrétisme très "poltique" en ces périodes electorales l'activité de recyclage et les doutes permmis sur la nécéssité de cette installation à cet endroit là.
Le dossier technique comporte des zones d'ombres et ses aspects administratifs sont douteux sur bien des points (permis de construire, affichage, approximation des besoins) en dépit de l'approbation du prefet.
L'expertise indépendante demandée par Nantes Métropole va éclaircir les zones d'ombres de ce dossier et il me semble important, en toute transparence démocratique de proximité de les faire partager.
L'expertise indépendante que propose Nantes Métropole est ue excellente initiative.Nous la jugeons nécessaire pour les raisons suivantes :
- la manière dont l'enquête publique et l'ensemble de la procédure a été menée ainsi que la nature hâtive et partiale de ses conclusions nous amène à douter de la juste appréciation des éléments du dossier.
- les points sur lesquels l'étude doit porter sont absents ou mal appréciés dans l'étude de la société AFM Derichebourg qui a conduit le préfet à émettre un avis favorable :
- le besoin d'une telle installation industrielle d'ampleur régionale est il vraiment justifié à cet endroit là en plein agglomération ? Comme le souhaite Mr Jean Marc Ayrault, nous souhaitons une étude précise des besoins de l'agglomération nantaise et de son évolution. Ceci a niveau local en tenant compte de la réalité de la métropole Nantes-Saint Nazaire. Nous demandons que ce point de l'étude puisse fournir également les tonnages traités par la filière dans le grand ouest ainsi que la répartition de traitement de ces tonnages dans les différentes unités de traitement existantes et à venir et ceci afin de valider la nécessité d'une telle installation à cet endroit là précisément. Dans la perspective d'une bonne appréciation des qualités environnementale de ce projet nous souhaitons également une approche claire du devenir des déchets ultimes et des transport qui leur sont associés.
- les nuisances sonores et poussières dues au transport et la manutention de la matière tant à l'arrivée qu'au départ (déchargement et chargement des camions, bateaux et trains) ne sont pas évoquées dans le dossier. Nous voulons une expertise de cette partie de l'activité qui n'a pas été évalué et ce d'autant plus que les prévisions du dossier (sur ce qui a été évalué) sont très proches des maximums autorisés.
- l'impact en terme de trafic routier ne mentionne pas les véhicules qui viendront au titre du centre d'apport volontaire qui est prévu sur le site. Nous souhaitons que cette évaluation soit précise.
- les risques d'incendies et d'explosion ne sont pas modélisés en regard des accidents qui se sont produits ces deux dernières années en France dans des installations comparables en terme de volume de stockage et de manutention. Leur impact sur la circulation routière ne sont pas évalués et, désolé, mais nous jugeons leur impact sur les riverains (et ce quelque soit la direction du vent et sa force) sous évalué au regard des accidents récents.
- nous ne remettons pas en cause la qualité de la ligne de broyage mais bien l'estimation des nuisance liées aux activités connexes comme le bruit (matière metallique) et la poussière (résidus de broyage) de la sortie de la matière comme de la manutention afférente ne soit pas non plus mentionnés dans le dossier de AFM.
- nous avons lu et nous nous sommes procurés en prefecture le document que le concurrent GDE a remis au commissaire enquéteur lors de l'enquète publique. Ce document est toujours disponible en préfecture. Il est clair que ce document est partial, le ton employé le démontre facilement. Seulement nous estimons qu'une lecture attentive, dégagé de ce qui en fait la partialité, pose des questions techniques que les réponses apportées par AFM, notamment en terme de nuisance sonores, ne satisfont pas. Nous souhaitons donc que sur ces points toute la lumière soit faite et ce, de manière indépendante.
Le collectif des riverains.
PS Mr Sinou (et non pas Mr Siniou) a demander de ne pas approuver le projet en l'état, les verts se sont réservés, l'expérience montre, voir affare Mainguet par exemple, qu'une CLIS demeure consultative, nous preferons prevenir que guérir.
Et sincèrement, vis à vis des multinationale la vigilance et la prudence sont de rigueur, la mise en doute de leurs engagements à priori est une oeuvre de salubrité publique compte tenu de ce qui se passe ailleurs. La manière dont derichebourg gère les conflits avec les politiques sur d'autres sites incite à une prudence que nous sommes surpris de ne pas s'appliquer dans ce cas précis.
Et sincèrement affirmer "bonjour le monopole" c'est ne pas avoir étudié la filière dans l'ouest et c'est surtout porter une accusation que l'on n'entend jamais au sujet de la véolia ou de la banque centrale européenne (toute deux entreprises privées !)
Nous avons tous besoin de clarté et de précision.
Rédigé par: brice donarier | 07 mars 2008 à 11:16