Les récentes interventions des opposants à l’aéroport de Notre Dame des Landes négligent un certain nombre de réalités et le processus même d’enquête publique. Cela fait plus de trente ans que Notre Dame des Landes a été choisie comme site d’accueil d’un nouvel aéroport. Plusieurs arguments plaident en sa faveur dont un me paraît essentiel en tant qu’élu du sud Loire : l’aéroport actuel présente des contraintes fortes avec une aire de mouvement restreinte non extensible (en raison de la proximité urbaine d’une part et du site environnemental de première importance qu’est le lac de Grandlieu), un plan d’exposition au bruit complètement inadapté à la dimension de l’équipement et au niveau de l’exigence actuelle de protection des riverains. Nantes fait partie des onze plate-formes aéroportuaires françaises qui traitent plus de 90 % du trafic aérien métropolitain. La présence d’un aéroport international, disposant de capacités fortes de développement constituerait un atout majeur pour notre région. La question de l’extension de l’aéroport se pose donc comme une exigence évidente. Il n’est pas sérieux de penser qu’une nouvelle piste soit réaliste sur le site actuel compte tenu des contraintes et des risques qu’impliquent son activité dans une agglomération où vivent près de 600 000 personnes. Rien ne saurait aujourd’hui entraver la poursuite du processus de réalisation d’un nouvel aéroport sur le site de Notre Dame des Landes. C’est une urgence pour les habitants du sud Loire, comme pour tous les habitants de notre région.
A Rezé, le 22 juin 2006,
Yann VINCE
Tout d'abord, lorsqu'on parle dans cet article de 90% du trafic géré par 11 aéroports, dont celui de Nantes, aucun chiffre n'est donné concernant la part correspondant à l'aéroport actuel.
Ensuite, l'argumentation est essentiellement construite par rapport à des agrandissement, alors que le trafic à venir tendra à diminuer - les constructeurs aéronautiques en sont déjà conscients.
Enfin, l'argument de pollution sonore ne tient pas la route. Allez écouter les bruits de la campagne sur le lieu du projet du futur aéroport. Voulez-vous vraiment remplacer ça par ce qui existe déjà?
Rédigé par: corgnet lionel | 22 juin 2007 à 10:16